Depuis plusieurs semaines, j'observe des analogies plus ou moins discrètes dans la campagne de Nicolas Sarkozy à celle de Ségolène Royal. Cela a commencé par le fond de ciel sur les affiches du candidat, qui n'est autre que la récupération du fond de ciel de l'ancienne version du site Désirs d'avenir, symbole de la démocratie participative de la candidate socialiste.
Mardi dernier, dans Face à la Une sur TF1, il reprenait l'idée de Ségolène Royal de nommer un président de la Commission des Finances de l'opposition. La semaine d'avant, un responsable de l'UMP avait affirmé qu'on ne laissait pas la gestion d'une institution si importante à un memebre de l'opposition.
Hier, au meeting de Bercy, Nicolas Sarkozy a répété la phrase que Ségolène Royal a prononcé dans plusieurs de ses réunions publiques "J'ai besoin de vous." Il a également laissé entrevoir l'idée d'instaurer une part de proportionnelle à l'Assemblée Nationale (encore une idée de Ségolène Royal). Il ne faut pas oublier que la semaine dernière, Brice Hortefeux s'est fait taper sur les doigts pour avoir avancé cette idée...
Sans parler de grands thèmes abordés en premier par la candidate socialiste et que se sont réattribués le candidat de la majorité sortante, comme la revalorisation du travail.
Hier, Michèle Alliot-Marie a dit "Nous n'avons pas besoin d'une candidate qui change d'idées autant que de jupe." Peut-être une pointe de jalousie liée au manque de féminité criant de cette femme politique ?
Nicolas Sarkozy aussi change souvent d'avis. Ce que l'on reproche trop à Ségolène Royal...
C'est donc une copie vulgaire, grossière et minable de la campagne de Ségolène Royal que M. Sarkozy est en train de faire. C'est pourtant un grand candidat qui porte de grandes idées nouvelles. Il pourrait faire beaucoup mieux.